L’art de photographier n’est sûrement pas qu’un simple automatisme de déclenchement! La plupart d’entre nous le savent déjà consciemment ou non. Quant à ceux et celles qui osent le croire encore vient souvent du refus de reconnaitre le mérite de l’auteur à réaliser des photographies originales, percutantes et intéressantes. Ceux-là s’enferment dans un égocentrisme stérile et leur méchanceté est à l’image de leurs frustrations ou de leur manque d’amour!

Photographier, pour toutes celles et pour tous ceux dont cette passion dévorante les habite, c’est bien un acte conscient qui impose sa perspective particulière et le choix de son moment décisif. C’est l’arrêt sur l’image de la dynamique que nous vivons, et qui privilégie l’observation et l’analyse statique d’un sujet en perpétuelle évolution. Car la photographie est en quelque sorte l’art de rendre le passé qu’il soit lointain, immédiat ou même anticipé!

Malgré tout l’effort de préparation, d’appréhension et de pratique qu’on y met, la photographie reste tout de même un acte spontané qui peut avoir une part d’improvisation reflétant bien toute la complexité de notre activité cérébrale. C’est donc un art visuel d’interprétation au même titre que d’autres comme la peinture mais avec un plus grand potentiel de créativité qu’on le croit à priori. Il y a le voir bien sûr, mais il y a aussi comment le voir si on considère toutes les facettes possibles de traiter un sujet photographique. D’une certaine façon, la photographie est aussi l’expression d’un subconscient qui dépasse le simple automatisme technique de la prise de vue.

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La photographie est peut-être une extension de notre mémoire biologique en ce sens qu’elle nous offre un autre support documentaire des impressions visuelles que nous voulons conserver.

Photo Daniel M