Le Panasonic Lumix GX9 (GX7 Mark III): la synthèse de la continuité / The summation of recurrent ideas

(Please note that the english version follow the french text)


La synthèse de la continuité

Le Panasonic Lumix GX9 est un incompris pour certains photoblogistes qui anticipaient lors de sa présentation la reproduction d’un nouveau modèle Lumix “à la GX8” sur-vitaminé! En fait l’ancien Lumix GX8 était plutôt une sorte d’anomalie dans l’univers jusque là connu de la série GX par la plus grande dimension de son boitier  particulièrement si on le comparait à son prédécesseur, le GX7. Ce qui fut confirmé par Panasonic même dans la dénomination nippone du modèle GX85 / GX80 répondant au nom de GX7 Mark II sur le marché japonais. Et le Panasonic GX9 retrouve maintenant un format de boitier plus compact et discret.

On peut parler de véritable synthèse des différentes caractéristiques propres aux modèles GX antérieurs et récents à partir du GX7. Certes l’abandon de la caractéristique unique de la protection accrue contre les intempéries du GX8 (mais qui était absente de tous les autres anciens GX il faut le préciser) est peut-être l’élément le plus choquant de cette “évolution”. Mais une fois avalée cette pilule un peu amère, le Panasonic Lumix GX9 reste un appareil tout à fait adéquat et moderne. Son apparence modeste, une signature récurrence des designs de Panasonic pour la série Lumix, est un atout sérieux pour le ou la photographe urbain(e), le ou la voyagiste ou encore les adeptes de la photographie spontanée de tout genre.

Le capteur MFT de 20 méga-pixels est maintenant un produit éprouvé sous plusieurs déclinaisons tant chez Panasonic qu’Olympus. La qualité d’image reconnue de ce capteur lui confère un rendement supérieur et son traitement post-prises de vues est très bien maitrisée. La colorimétrie embarquée est plaisante et tout à fait para-métrable au goût des utilisateurs s’ils le souhaitent. Les options monochromes noir & blanc sont riches et facilement accessibles de l’interface car comme à l’accoutumée, les boutons et rondelles de contrôle des différentes fonctionnalités du Lumix GX9 peuvent être reconfigurés au choix de son ou sa propriétaire. Il n’y a aucun doute à être en mesure de produire des fichiers d’images tout à fait utilisables et suffisamment détaillées pour le tirage d’art sur du papier d’impression spécialisé.

La tenue en main est celle d’un compact avec viseur décentré (à la rangefinder) qui est la résultante d’un compromis entre le petit format du boitier et l’accessibilité aux fonctionnalités du boitier. À ce propos il est inutile d’entamer un débat d’où il ressort que le choix logique du photographe d’action ou sportif serait plutôt un Lumix à viseur centré à la (D)SLR comme les G85 / G80, G9 ou GH5! C’est donc dans l’ordre des choses que la préhension du Lumix GX9 apparaisse minimaliste pour les tenants du design de type SLR. Il y a toujours un apprentissage à considérer dans la manipulation un boitier compact et le Lumix GX9 n’échappe pas à cette règle (Rappelons toutefois que le GX8 était une exception à cette règle compte tenu des dimensions accrues du boitier). L’étude de la poignée optionnelle DMW-HGR2 est intéressante mais rend l’accès au compartiment de la carte mémoire et de la pile plus difficile et son remodelage plus pratique serait bienvenue.

Le viseur électronique (EVF) du Panasonic Lumix GX9 reprend essentiellement les caractéristiques techniques de celui utilisé dans le modèle Lumix GX85 / GX80 avec cependant l’option du pivotement vers le haut comme chez les précédents Lumix GX7 et GX8. Cet option d’orientation peut simuler adéquatement les anciens viseurs-poitrines offerts pour certains modèles d’appareils reflex argentiques professionnels.  Ce viseur électronique génère une bonne qualité d’image avec un biais typique un peu contrasté pour un sujet au soleil à contre-jour. Son relief d’oeil est bien pour un usage à l’oeil nu mais peut paraitre étriqué pour un porteur de lunettes correctrices. L’écran-arrière ACL est également orientable vers le haut et le bas ce qui lui confère un avantage indéniable en reprographie, photo-macrographie et proxi-photographie. Les différentes touches et rondelles d’opération sont aisément accessibles mais compte tenu de leur proximité, le risque de mise en route involontaire est plus élevé que pour un appareil de plus grandes dimensions. L’interface est classiquement celui élaboré par Panasonic pour ses appareils photo numériques.

    Les inspirateurs

Lumix GX85 / GX80 / GX7 Mark II

Il est évident qu’à plusieurs points de vue le Lumix GX85 / GX80 a servi d’inspiration et de moule créatif pour le Lumix GX9. Cette parenté n’est pas pour autant réductrice si on considère que le GX85 / GX80 constituait comme un retour à l’esprit original sous-jacent du Lumix GX7 par ses dimensions et son flash intégré. Sur le terrain ces deux qualités sont spécialement appréciées par l’utilisateur discret, spontané et flexible.

Lumix GX7 original

Avec l’usage on peut apprécier également la présence d’un sélecteur de type de mise au point bien accessible, de la roulette des coefficients de correction d’exposition, du bouton d’activation de mémorisation d’exposition et de l’option du menu rapide (Quick Menu) entre

autres touches-fonctions. Le flash intégré permet de déboucher les ombres pour des sujets peu distancés. Il peut servir aussi d’unité de commande dans une combinaison de multi-flashes sans-fil.

Comme à l’accoutumée je ne traiterai pas des fonctionnalisés propres à un usage vidéo.

Avec le format plus réduit du Panasonic Lumix GX9 le choix d’une optique appropriée tant par son utilité propre que par sa capacité à se marier physiquement au boitier revêt une importance incontournable. Le manufacturier propose d’emblée l’objectif-zoom trans-standard Lumix G Vario 12-60mm F3.5-5.6 Power OIS, un choix judicieux de par sa versatilité, son faible poids (210g) et son tarif coupé. Évidemment toute autre optique au choix du photographe reste sa prérogative. Le Lumix GX9 s’harmonise très bien d’un objectif à focale fixe et les résultats obtenus avec cette combinaison sont souvent supérieurs à la moyenne et à ceux offerts par les objectifs-zoom sauf exception. Avec ses dimensions compactes, Panasonic pourrait nous proposer une combinaison appareil-objectif qui combinerait le Lumix GX9 avec le diminutif Lumix G Vario 12-32mm F3.5-5.6 Mega OIS à l’exemple de son prédécesseur le Lumix GX85. Pourquoi le 12-60mm a-t-il été préféré? Peut-être en vertu de son design optique plus récent, de sa stabilisation plus efficace (Power OIS versus Mega OIS) et de sa plus grande amplitude de distances focales. Il se peut que l’exigence du capteur de 20MP soit un peu trop élevé pour l’ancien 12-32mm. À titre de comparaison personnelle j’ai brièvement équipé le Lumix GX9 de l’objectif G Vario 12-32mm F3.5-5.6 Mega Vario sans observer une chute spectaculaire de la qualité des images obtenues par rapport au 12-60mm. Peut-être ma copie du 12-32mm était exceptionnellement fabriquée!

Je m’en voudrais de ne pas vous suggérer quelques accessoires d’appoint comme une pile-accu supplémentaire (ou plus) indispensable pour l’usage prolongé de ce type d’appareil, un flash externe qui évite de taxer indument l’alimentation de l’appareil si vous avez une propension à utiliser fréquemment cet éclairage d’appoint et peut-être une poignée optionnelle si vous utilisez des objectifs de plus grandes dimensions et de poids plus élevé.

Comme la plupart des appareils photo numérique à viseur décentré, le Panasonic Lumix GX9 est beaucoup moins intimidant que ses collègues à viseur centré de type (D)SLR. Cette caractéristique rend beaucoup plus aisé la cohabitation du sujet avec le photographe. Même en cette ère d’égo-portraits en toute occasion, le contact entre l’auteur et son sujet reste complexe et exige toujours d’une relation de confiance minimale. Le Lumix GX9 répond bien à cette exigence de discrétion et de compétence demandée. Si vous l’associez avec un objectif “toute éventualité” comme les Lumix G 20mm ou 25mm F1.7 ou encore comme le petit téléobjectif Lumix G 42.5mm F1.7 Mega OIS, vous serez en mesure de réaliser de superbes images et de maintenir la spontanéité de votre sujet principal.

Le Panasonic Lumix GX9 n’est peut-être un appareil de poche mais c’est assurément un compact qui répond bien à la définition originale de faible encombrement du format MFT. En tout comme en particulier il s’avère un appareil photo numérique traditionnel compétent, versatile et complet. Plus encore c’est certainement un compagnon idéal mais discret pour la photographie au quotidien qui encourage l’impulsion créatrice de son utilisateur.

Tous mes remerciements à Panasonic Canada et à Yannick pour leur support et le prêt de ce nouveau modèle Lumix GX9.

P.s. Pas de panique!

On ne peut pas s’empêcher de spéculer des intentions d’autrui et de ce que nous réserve l’avenir. Ainsi il y a cette rumeur de l’abandon de produire des appareils MFT à objectifs interchangeables dont le tarif serait d’entrée et de moyenne gamme par Panasonic pour sa série Lumix. Bien sûr une telle perspective n’est pas souhaitable et le maintien de modèles plus abordables comme dans les séries GX et G nous garantie l’apport renouvelé de nouveaux adeptes du format. Mais il existe cette réalité d’un marché pour l’appareil photo numérique traditionnel en plein resserrement qui contribue à une psychose de l’extinction de l’espèce par la disparition des marques et fabricants certes toujours possible mais pas seulement lié à ce seul facteur. L’industrie de l’équipement photographique comme toute autre du domaine technologique a connu et connaitra toujours des évolutions et des mutations profondes de temps en temps, c’est écrit dans le ciel de notre monde matérialiste. Mais aujourd’hui ne diffère pas fondamentalement d’hier et qui put vraiment “prédire” l’avenir! – DM

The summation of recurrent ideas

Handholding a camera can be a very deceptive experience and can give you that you think you have finally found one of the best photo device you ever have tried. Certainly it was my own impression regarding the late Panasonic Lumix GX8 which was a bigger package compared to the previous Lumix GX7 but was doted with a more secure grip and a new and more definite image sensor (20MP vs 16MP). So memories on the Lumix GX8 were pleasant especially if you compare with the Lumix GX85 (GX7 Mark II) smaller version and its reduced dimension and its less interesting image captor (again 16MP).

Many previous users of Lumix GX8 and even GX7 (Mark I) were badly surprised Panasonic have chosen to recycle the GX85 design concept to their newest GX9. Many early reviewers (if not almost all) were badly astonished by this choice from the manufacturer. So the Lumix GX9 (named elsewhere GX7 Mark III) has disappear from the reviewers radar on a fast pace. In my book on the search for compactness it  is a pity to simply ignore that new model Lumix GX9. If you consider the very nature of the M4/3 sensor format the Lumix GX9 rightly respond to that mandate in size and weight.

The Panasonic Lumix GX9 is a compact ILC in MFT sensor format as we were trilled to discover in the early years of that format. The conceptual idea to produce a very small photo device along with the appropriated lenses was without contest a very critical success although not so good commercially. But in some ways it has survived mainly with higher end models like the Lumix GX7 and GX8 or the Olympus Pen-F.  The Lumix GX9 is not obviously a SLR type camera with a centered viewfinder since it mimiques the “rangefinder” style with an off-center electronic viewfinder (EVF).  The swivel EVF option to the upper position allows the photographer to experiment a kind of chest level position that will give a more equilibrated point of view in helping to preserve the lateral and vertical straight lines. In some ways it refers to the older waist level viewfinders of the film era.

The Lumix GX9 is a compact camera but it has in own surprising weight that give more stability induced by the inertie phenomena. That can annoying for those who are looking for a very light pocket photo device which is not the case with the GX9. Furthermore in associating the Lumix GX9 with the Lumix G Vario 12-60mm F3.5-5.6 Power OIS lens (a good optic in many ways) the combined package is relatively large in dimensions and partly destroy the compactness idea. For very discrete street or urban photography many will prefer to use a smaller lens such as the Lumix G 20mm F1.7 or the 25mm F1.7 or even the G Vario 12-32mm Mega OIS.

As usual Panasonic have designed a very classic interface presentation with almost all the function buttons and dials located on the right upper deck and rear side of the camera leaving main control on the right hand, your left palm hand serving as a stand under the taking lens and giving you a natural option to control your focusing ring and zoom cal range if available. Direct autofocus lever selector is a very handy feature as for the AE/AF locking button. Separate exposure correction dial is also a very appreciated option but the reel is located a bit far on the right upper edge of the camera body to an easy thumb control. Multi-fonction front and rear dials make easy selection of basic parameters such s shutter speed and aperture depending which exposure program you have chosen. The Panasonic Lumix GX9 offers you an infinity of configuration variations that allow a very deep personalization of the camera.

The viewfinder will give a good preview (but seems to be a bit too constraty) and the back screen definition is fine and will give you a nice appreciation of the scene and a good preview of the final image result. I didn’t feel handicapped compare to a classic optical viewfinder. No lag impression are generated by panning the subject. It is true to say that EVF have come a long way their first technical interpretation a few years ago. They are now reliable tools for the photographer.

In  the camera body the small electronic flash is a fine addition to perform fill-in flash on the spot. Mixing available daylight and flash burst can be done with confidence once you master the different options of memorizing the ambiant and flash light exposures. As usual for that GX series you can add an external compact flash light in order to get greater output and have an independant battery flash power.

Taking pictures with the Panasonic Lumix GX9 is an easy task. The camera can stay on hand and be ready on the spot if necessary. You just have to remind you that the Lumix GX9 is not weather protected. In comparaison with the previous Lumix GX8 it is surely a deception. So you have to think  about securing the camera under fairly adverses picture taking conditions.  Is this point could be addressed in the next GX one digit itineration of the model? It has to be seen in the future.

The best definition that can suit the Panasonic Lumix GX9 is its summation of recurrent ideas that we have already seen on the previous GX Lumixes. Cost considerations forced Panasonic to drop beloved features like the weather sealing and may be a larger body size for a better handling. But this model is available at a price level similar today of the previous GX7 which was a very successful model in the recent past. For a reason of my now I have not found that the Lumix GX9 is such a strong departure from the GX85 but you have to consider its improved image sensor (20MP vs 16MP) but other than that the two models are similar in many ways.

Finally I have noticed that since a few months there is a kind of Panasonic Lumix GX9 renaissance partly du of the very early negative reviews which is funny and demonstrate the lack of distanciation of the more instant reviewers. Like they said: “Moderation have always better taste”

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