Se lancer en (équipement) photo: notes personnelles.

iPhoto Manon Paquette

À la lecture de mon dernier article sur l’équipement photo, certains pourraient légitimement se demander ce qu’il en est de ma trousse photographique personnelle. Bien sûr, cette trousse a beaucoup évolué depuis mes tout-débuts en passant par ma période professionnelle et argentique jusqu’à ma conversion numérique actuelle.

Aujourd’hui je privilégie pour ma photographie de tous les jours un équipement léger, versatile ayant un bon rapport-prix-qualité. L’ergonomie des produits, l’interface de système et le design et l’esthétique des modèles sont tous des éléments qui influencent mes choix. Le rendu couleur et noir et blanc des images enregistrées reste un aspect primordial de cette sélection. Il y a tout de même des compromis obligatoires à faire peu importe ce que sera votre choix matériel définitif.

Parmi les manufacturiers que j’ai envisagés, en excluant Canon, Nikon ou Sony, on retrouve en format MFT (Micro Four Third), Olympus et Panasonic et en format APS-C, Fujifilm. Avec plusieurs essais j’ai finalement opté pour le système Fujifilm en monture interchangeable, X-mount. L’approche traditionnelle de l’interface avec le contrôle des paramètres de base via des commandes classiques correspond à l’expérience que j’ai cumulée pendant ma période argentique.

J’aime bien les appareils photo à objectifs interchangeables (ILC-Interchangeable Lens Camera) mais je déteste devoir permuter d’optiques en cours de prise de vues. D’autre part, mon passé de reporter photo considère essentiel d’avoir à sa disposition un minimum de deux boitiers pour toute sorte de raisons dont celle d’avoir une assurance en cas de coup dur. De plus, j’aime pouvoir alterner mes boitiers instantanément sans devoir assimiler deux interfaces différentes et refaire une configuration complète d’appareils. Conséquemment j’ai choisi deux boitiers identiques à l’exception de leur livrée respective, noire et argent, afin de les identifier plus rapidement.

Un appareil photo compact et versatile doit permettre de passer du mode manuel complètement ou partiellement configuré à une mode tout automatique et cela en un tour de main ou d’interrupteur! Les modèles Fujifilm X-T20, X-T30 ou X-E3 (mon choix actuel) sont très pratiques et fiables à cet égard avec une manette AUTO très judicieusement située. Un viseur décentré, à la rangefinder, a toujours eu ma préférence pour son dégagement facial, surtout nasal, même quand j’utilise des téléobjectifs. De plus ce type d’appareils est plus discret ce qui facile de beaucoup la prise de vues spontanée et candide.

Du coté optique, j’évite la surabondance d’objectifs qui conduit souvent à une sous-utilisation notoire et la difficulté de choix préliminaire de l’optique de prise de vues. De plus une manipulation malaisée en contexte de reportage peut provoquer des accidents déplorables. Pour ma part, un zoom transtandard comme le Fujinon XF 18-55mm F2.8-4 R LM OIS répond à plusieurs différents contextes qu’on peut rencontrer en photo urbaine, de voyage et même à l’intérieur. Sa plus grande ouverture variable de F2.8-4 comparé aux habituels F3.5-5.6 permet un plus grand contrôle de la profondeur de champs limite surtout aux distances sujet-photographe plus courtes. J’avoue que l’angle de champs à 18mm peut être décevant et vous demande de composer vos panoramiques avec plus d’attention.

Un téléobjectif demeure indispensable pour isoler des sujets plus éloignés et obtenir une plus petite profondeur de champs. Le Fujinon XF 55-200mm F3.5-4.8 R LM OIS complète bien le XF 18-55mm F2.8-4 et permet une manipulation similaire pour les deux modèles. À noter que ces deux objectifs sont dotés d’une stabilisation optique qu’on peut activer ou non selon nos besoins. Des pare-soleil dédiés sont aussi inclus avec ces optiques. Ce duo de zoom possède une bonne qualité de construction quoique non qualifié de résistant aux intempéries. Il faut user de bon sens quand on prévoit les utiliser dans des conditions plus adverses.

En certaines circonstances, vous pouvez préférer un appareil photo encore plus compact et l’objectif Fujinon XF 27mm f2.8 s’avère une optique idéale pour la discrétion et son angle de champs de 55,5 degrés est vraiment un atout passe-partout pour plusieurs types de sujets photographiques. Combiné au modèle Fujifilm X-E3, son encombrement s’apparente au diminutif compact Fuji X100 à objectif fixé. Sa qualité optique est surprenante pour sa construction pour le moins minimaliste. Sa petite dimension facilite son transport et sa disponibilité en toutes circonstances.

Il m’arrive d’utiliser à l’occasion le petit flash, EF-X8, fourni avec le Fujifilm X-E3 pour déboucher les ombres d’un sujet qui est souvent à contre-jour. Cette technique du fill-in flash était surtout populaire à l’époque de l’argentique compte tenu de la dynamique réduite de la pellicule photographique. Malgré la permissivité de l’enregistrement numérique, je préfère ne pas trop forcer sur le post-traitement des images qui ont tendance à créer des rendus parfois surréalistes.

Les systèmes de stabilisation optiques ou mécaniques pour le capteur d’images sont une véritable révolution pour le photographe. Le bougé induit par l’utilisateur a toujours été un obstacle dans l’obtention de lignes bien définis pour le sujet photographié, à moins que le flou soit l’effet précisément recherché. Avec les différentes options de stabilisation, une latitude plus grande dans le choix de la vitesse d’obturation limite et dans la tenue physique de l’appareil photo est possible. Cependant la stabilisation ne peut répondre de toutes les situations surtout quand la recherche du détail photographique exige la sélection d’une plus faible sensibilité ISO par exemple ou encore quand on désire illustrer le mouvement du sujet sans pour autant altérer la définition globale de l’image. C’est alors qu’un support additionnel vient à la rescousse, qu’il soit improvisé ou planifié.

Sans être un fanatique de l’usage d’un trépied, cela reste un outil parfois indispensable tout comme d’ailleurs le mono-pied. Avec le temps, j’ai limité mon arsenal de supports avec une base trépied Manfrotto (#190B) surmontée d’une tête rotule (Sinnofoto Q-08) et d’un mono-pied Cullmann (#741). À cela j’ajoute à l’occasion un déclencheur-câble à distance traditionnel (Pentax) qui s’adapte parfaitement avec mes boitiers Fujifilm X-E3. J’utilise aussi une tablette Apple I-Pad et l’application Fujifilm Remote pour contrôler l’appareil à distance tout en ayant accès à une image équivalente à mon viseur. Pour pouvoir centrer l’objectif de mon appareil photo et faciliter son montage rapide avec la tête rotule, j’installe une poignée additionnelle Meike MK-XE3G dotée d’une base Arca-Swiss. Cette poignée Meike est souvent utilisé quand le téléobjectif zoom Fujinon est monté sur l’appareil afin d’avoir une préhension accrue et plus sécuritaire de l’ensemble.

Dans les petits accessoires indispensables, je ne saurais trop vous recommander d’apporter des piles-accus supplémentaires. Pour mes deux boitiers, j’en possède trois. De plus il faut bien s’assurer de la charge entière de celles-ci en les vérifiant périodiquement. Un câble de liaison USB/Micro-USB m’accompagne et peut servir autant pour la recharge de la pile-accu embarqué de l’appareil photo que pour assurer une liaison entre ce dernier et un ordinateur portable par exemple. Des cartes mémoires additionnelles sont pratiques pour effectuer des permutations et se garantir parfois d’une sauvegarde. Télécharger avec une carte mémoire SD requiert en général moins de temps que d’employer un câble de liaison USB.

De nos jours en cette ère du numérique, l’usage des filtres-accessoires est beaucoup moins répandu se limitant souvent aux filtres de protection, polarisant ou encore gris-neutre. Bien que j’en possède toute une collection résultant de plusieurs années de service photo, peu ou pas du tout m’accompagne maintenant. Ma préférence va cependant pour des filtres de qualité optique supérieure comme les B+W et autres. Les filtres proposés par les fabricants d’appareil photo sont en général très bons quoique parfois fort onéreux. Ma période Cokin, filtres carrés insérables dans un porte-filtre adaptable, est devenue chose du passé même si plusieurs dorment encore dans mon placard!

L’entretien de l’équipement photographique a toujours été une exigence indispensable pour le maintien en ordre de mes outils. Un bon soufflet et des tissus microfibre devraient suffire aux besoins les plus courants. Il arrive à l’occasion que des tissus optiques jetables en papier et un nettoyant optique peuvent être employés pour les cas plus extrêmes. Les appareils-photo et leurs objectifs sont des outils de précision dont on doit porter une attention plus particulière pour qu’ils conservent leurs caractéristiques techniques originales. Voir des appareils négligés et endommagés esthétiquement ne m’a jamais vraiment impressionné mais m’a plutôt renseigné sur la personnalité de leurs propriétaires. À chacune et à chacun, ses opinions à ce sujet!

Le sac-accessoires est un débat et une quête sans fin vers le Graal de la commodité, de la robustesse, de l’esthétique et qui concerne toutes les solutions de transport d’équipement photographique. Soyez assuré que j’en ai expérimenté toute une panoplie sans jamais atteindre un niveau de satisfaction très élevé. Depuis maintenant plus de dix ans, un sac Lowepro Passport Sling, première version, m’accompagne tant bien que mal un peu partout même en voyage. Très léger, extensible et discret, il correspond à ma recherche de minimisation d’équipement. La moitié de son espace de chargement utile est, la plupart du temps, occupé par autres choses que du matériel photo. Et sans oublier que je cherche toujours ce foutu sac photo idéal!

Vous constaterez que la pression Web est très forte pour que vous choisissiez un logiciel de transfert et de traitement d’images reconnus comme Photoshop, Lightroom, Capture One, etc. Bien que je comprenne bien leur utilité et leur vertu, je suis demeuré fidèle à ceux offerts par Apple même après l’abandon (impardonnable!) d’Aperture pour son remplacement par l’application rehaussée de Photos. Pour le classement de mes images, je suis totalement négligeant me contentant d’un étalement purement chronologique. Je sauvegarde tout de même mes photothèques sur un disque dur externe comme ceux offerts par Transcend ou par LaCie.

En consultant mes notes éparses accumulées à travers le temps, j’ai constaté comment la photographie avait à la fois évolué techniquement et drastiquement dans le passage de l’argentique au numérique mais, en même temps, qu’elle continue de se ressembler étrangement dans l’articulation de son matériel de prises de vues mais peut-être avec le bémol d’une saine simplification des petits accessoires d’accompagnement. Ce faisant il y a encore moins de raisons de s’empêcher de vivre sa passion pour l’image qu’on veut fixer ne fut-ce que pour une prospérité éphémère!

Se lancer en (équipement) photo!

Il existe une multitude de publications qu’elles soient écrites (livres, blogs, guides) ou cinématiques (vidéo) disponibles partout et qui traitent du comment s’introduire au médium photographique et surtout qui recommandent ou tentent d’orienter votre choix d’équipement. On comprend vite à la lecture de tous ces judicieux conseils qu’il n’y a pas une seule formule gagnante et que la sélection de matériel est souvent teintée de préférences de marques ou de technologies propres à l’auteur qui s’auto-justifie plus souvent qu’autrement.

Tout au long de ma modeste expérience photographique, j’ai eu l’occasion de connaitre et d’utiliser une assez grande quantité d’équipement photographique de différentes technologies et de différents fabricants. Ma conclusion est que, dans la plupart des cas, il s’agit de produits compétents et suffisamment versatiles pour répondre à nos besoins créatifs et aux exigences en terme de qualité d’image. Bien sûr, chaque modèle d’appareil photo demande un apprentissage introductif pour bien en appréhender le potentiel et permettre aussi d’en mesurer les limites.

Le débat n’est pas de savoir si un fabricant est supérieur à un autre mais de s’assurer de sa convenance personnelle pour tous les aspects pratiques d’utilisation d’un modèle d’appareil photo comme son coté ergonomique, son confort de l’interface ou encore son rendu final des images enregistrées. Dans tous les cas, on peut toujours suggérer mais c’est au photographe-utilisateur d’en disposer. Et si vous pouvez vous permettre de l’essayer avant de l’acquérir, cela peut être une démarche très judicieuse.

Une fois votre choix d’équipement dévolu, il est préférable de se concentrer sur son utilisation et son potentiel de progression. En effet toute comparaison après coup (achat) ne fera que vous distraire et vous confondre de façon improductive. Ayez plutôt confiance en vos moyens et vos choix personnels, bref soyez vous-même et non la copie de quelqu’un d’autre. Ce qui n’empêche pas de s’informer et de s’inspirer, notamment en lisant cet article!

Tout ce que je propose dans ce texte est radicalement et absolument biaisé! Il ne saurait en être autrement et ceci dit en toute humilité. Qu’il existe d’autres façons de faire et de planifier ses acquisitions reste indéniable. Mais en toute subjectivité, je vous présente ici une vision personnelle des choses.

Source: Fujifilm

Le choix d’un système (caméra-objectifs-accessoires)
C’est toujours difficile de savoir vraiment par où commencer cette toute nouvelle aventure photographique. À la base il y a souvent ce soudain engouement pour un modèle d’appareil photo en particulier ou pour un ensemble d’équipement photo. Ce peut être aussi le désir de s’engager vis-à-vis d’un fabricant spécifique et de faire partie de sa famille-clientèle « exclusive ». Tout cela est bien légitime et ne peut être ignoré.

À moins que vous vous limitiez à l’achat d’un appareil photo tout-en-un qui représente une sorte de finalité matérielle en soi, vous devrez nécessairement évaluer le potentiel du système d’équipement photographique auquel le modèle d’appareil photo que vous avez choisi fait partie. S’introduire dans une gamme d’un fabricant est une décision qui engage d’autres achats éventuels et il faut en mesurer les conséquences techniques et monétaires.

On demande à un manufacturier une certaine pérennité, une continuité, une progression et un suivi logique de son système photographique. Certains fabricants ont fait des choix techniques qui peuvent s’avérer limitatifs dans le temps et soyez vigilants sur cet aspect des choses. Montures d’objectifs, interfaces, sélections des accessoires, alimentation, etc., tout ceci doit être pris en compte. En ce moment (2020), je ne suis pas vraiment impressionné par l’ambivalence de certains qui comme Canon, Nikon ou Panasonic proposent de nouveaux systèmes encore incomplets à coté de leurs anciennes gammes emblématiques. D’autres fabricants comme Sony maintiennent une confusion des genres avec deux systèmes (24X36mm et APS-C) concurrents à leur offre.

Si vous choisissez un système, prenez la peine d’en explorer les possibilités et d’y identifier peut-être d’ores et déjà des acquisitions possibles et désirées. Cette étude pourra s’avérer intéressante pour votre émulation matérielle et éviter des frustrations coûteuses dans l’avenir.

Le minimum vital (quelques pistes)
Le minimum vital, et trivial, c’est l’appareil photo et donc, le cœur même de votre système photographique. D’une certaine façon et à ce niveau, le compromis est difficilement acceptable. Cela n’implique pas pour autant que vous deviez acheter le modèle d’appareil photo le plus onéreux disponible dans la gamme d’un manufacturier. Cela indique seulement que vous devez vous assurer du meilleur rapport prix-qualité-utilité disponible et destiné à votre usage.

En magasinant les différents modèles d’un manufacturier, vous constaterez souvent que les appareils de l’avant-dernière génération sont soldés à des tarifs assez alléchants et peuvent constituer des produits matures tout à fait capables de répondre aux exigences les plus élevées. Vous pouvez ainsi éviter de payer plus cher pour une nouveauté dont le prix d’introduction comprend souvent ses coûts de promotion initiale.

Le choix premier d’un objectif de prises de vues est aussi judicieux car il représente la vision optique de base qui délimitera au départ votre composition d’image. Pour cet optique, sa versatilité reste critique. Si vous optez pour une focale fixe, vous pouvez peut-être privilégier un angle de champs visuel d’entre 45 et 65 degrés selon votre préférence. De même, si vous préférez un objectif vari-focal, une variation d’angles de champs entre 20 et 84 degrés pourrait suffire dans la plupart des cas quoique, à ce niveau, un zoom plus étendu en distances focales présente l’avantage de remplacer encore plus d’optiques différentes(au détriment cependant de son ouverture maximale disponible).

Le minimum vital comprend, entre autres, certains accessoires indispensables comme des piles-accus de rechange, des cartes mémoires et un bon logiciel d’acquisition et de traitement photographique pour votre ordinateur. À cet égard une solution de sauvegarde externe de vos images est aussi un outil très pratique pour éviter l’engorgement éventuel de votre ordinateur.


Diversifier son coffre d’outils (photographiques)
C’est souvent là où le bât blesse! Que faut-il ajouter à ce minimum vital? D’abord il faut éviter la dispersion des ressources et des intentions photographiques. Avoir minimum d’équipement pour un maximum de résultats. S’il faut absolument ajouter quelque chose, il faut se demander en quoi notre coffre d’outils actuel ne peut répondre à des nouveaux projets photographiques qui nous motiveront. S’agit-il d’une optique, d’un élément d’éclairage, d’un accessoire technique? Votre analyse à chaud et à froid vous permettra d’y répondre et ne vous privez pas de consulter d’autres ressources si nécessaire. Et laissez-vous le temps nécessaire pour y réfléchir plus sereinement.

Essais et erreurs font partie de notre quotidien humain et ne sauraient être prévenus complètement. Si vous pouvez en faire l’essai avant l’achat définitif d’un nouveau matériel, vous aurez au moins une première idée de son utilité. Il se peut aussi qu’à cette étape de votre démarche de photographe, vous serez à même de spécialiser vos besoins et de délaisser graduellement une approche purement généraliste.

Enfin, je saurais trop vous suggérer d’éviter de vous encombrer d’équipement à un point tel que cela enfreint et empêche votre motivation, votre capacité et votre créativité photographique.


Aborder l’équipement « professionnel » (pourquoi, comment, à qui)
Dans cet univers matériel de la photographie, il est étonnant de constater la séduction qu’exerce chez les photographes de tout acabit l’équipement qualifié de professionnel offert par les différents manufacturiers. Qu’en est-il vraiment et en quoi ces produits sont vraiment destinés à un usage professionnel donc intensif et dans des conditions plus adverses?

Les produits vraiment destinés aux professionnels coûtent en général beaucoup plus cher sans pour autant impliquer que leur résultante iconographique est de qualité supérieure à un produit qualifié d’amateur spécialisé. Cette vérité dérangeante étant dite, si vous anticipez utiliser votre appareil sur une base quotidienne intensive et surtout dans des conditions adverses de température, climatiques ou environnementales, par exemple industrielles, un appareil photo et une optique à vocation professionnelle pourraient être des bons choix.

Ce qu’il faut retenir, c’est le tarif substantiellement plus élevé de ces équipements et ne pas oublier que même en ce qui les caractérise, ils peuvent être sujet à certaines limitations imposées à dessein par le fabricant pour en assurer la robustesse et le bon fonctionnement tout azimut.

Fujifilm GFX System, Source: Fujifilm



Se redéfinir matériellement parlant (changer de système)
À plus long terme, il se peut qu’un système photographique à priori très satisfaisant ne réussisse pas l’épreuve du temps compte tenu de votre évolution d’utilisateur et de technologie ou simplement par le retrait progressif de l’implication de son manufacturier. C’est malheureusement le lot du consumérisme actuel qui rend souvent un produit obsolète puisqu’il n’est plus supporté techniquement parlant.

Au départ si, par exemple, vous pouvez garder intact votre parc d’optiques sans altérer la performance anticipée d’un nouveau modèle d’appareil photo plus évolué, cela demeure l’idéal. Mais il se peut que même cela s’avère difficile ou encore incompatible. Dans ce cas, il faudra vraisemblablement envisager une mutation complète de votre équipement photographique. Encore la prudence est la meilleure conseillère. Les mêmes préceptes déjà présentés plus haut restent applicables.

Avec le temps, vous constaterez que, la plupart du temps, chaque changement d’équipement photo comporte son lot d’apprentissage, de frustrations et de productivité créatrice sacrifiée. C’est pourquoi il est avisé de rechercher une solution de continuité plutôt qu’un changement radical, à moins qu’il s’agisse de votre objectif ultime pour secouer votre motivation à explorer d’autres avenues photographiques.