La question des droits d’auteur a toujours été d’actualité avec celle des plagiats qu’ils soient scientifiques, littéraires, politiques, etc. Avec l’avènement de l’Internet, la chose n’a jamais aussi facile, disponible et souvent indétectable, du moins à court terme. En photographie, c’est la hantise de beaucoup d’auteurs qui sont devenus des grands confidentiels du garde-robe tellement la crainte qu’on « vole » leurs images est profonde. Toute sorte de formes d’empreintes personnelles ont été mises au point pour toutes être battu en brèche par de nouvelles technologies encore plus intelligentes les unes des autres.
Alors que déduire de tout cela quand l’intégrité personnelle a été remplacée par un je-m’en foutisme généralisé et tous et chacun vivent dans leur planète d’écho si particulière. Après tout, tout cela reste entre nous et notre conscience. À nous de reconnaître nos mérites véritables et surtout d’avoir l’honnêteté de reconnaître celui des autres qui nous inspire et nous influence.
Oui, j’ai depuis longtemps abandonné ce combat inégal devant la sophistication des copieurs, des usurpateurs de ce monde dont l’incapacité créatrice est compensée par la malignité ingénieuse à s’approprier le bien et l’esprit d’autrui et qui a décuplé ces dernières décennies. Alors que reste-t-il aux véritables originaux? D’abord la satisfaction très personnelle il est vrai, d’être la vraie puissance créatrice devant nos images, nos écrits, notre musique, etc. De savoir aussi que plagier c’est en quelque sorte reconnaitre la pertinence de ceux et celles qu’on copie toutefois en leur volant leur mérite bien sûr! Que le plagiat entraine souvent le fait aussi d’être plagier de nouveau ce qui en quelque sorte assure une certaine pérennité de notre oeuvre originale ou transformée.
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Je ne ferai surtout pas l’éloge du plagiat car le succès d’un mensonge ne pourra jamais se muter en vérité. C’est plutôt une bombe à retardement qui, à la limite, explosera dans la conscience de son auteur et parfois de son entourage car ses scrupules ne s’effaceront vraiment jamais à moins d’être totalement lobotomisé. Je dirai plutôt qu’il y a une ironie de savoir que tous les copieurs de ce monde sont foncièrement des imposteurs dont l’acte de plagiat est l’ultime hommage qu’ils font au véritable auteur de l’oeuvre kidnappée en la perpétuant. 😉
Photos Daniel M


