L’Olympus M.Zuiko 12-40mm F2.8 Pro: le passe-partout du baladeur sérieux.

Dans nos rêves le plus fou on fantasme tous, ou la plupart d’entre nous, d’un objectif genre “canif suisse” qui saura répondre de toutes nos exigences photographiques, que ce soit qualité optique, construction à toute épreuve, souplesse d’utilisation, légèreté (mais pas trop), grande ouverture maximale, bonne réactivité, etc, etc. Bref c’est la grande utopie recherchée à un tarif très doux. Et comble de malheur surtout pour des raisons de contraintes techniques contradictoires, un tel phénomène reste l’apanage de la science fiction quoique on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve!

Pour le moment seul les compromis existent et sont accessibles. C’est le cas de l’objectif Olympus M.Zuiko 12-40mm F2.8 Pro qui répond à certains critères souvent mentionnés par les photographes. Son champs visuel particulièrement en position grand angulaire s’échelonne de 84 à  30 degrés ce qui le rend approprié à la photo de proximité du sujet tout en préservant l’aspect contextuel entourant celui-ci. Avec une construction tout-terrain ce modèle ne craint pas son usage dans des conditions adverses. Sa plus grande ouverture de F2.8 est constante sur toute la plage des distances focales disponibles. Sa bague d’ajustement du point focal (focus) permet de permuter directement de la mise au point automatique à sa position manuelle, une caractéristique exceptionnelle pour ce type d’objectif.

Selon certains blog-spécialistes nous touchons à la perfection de l’instrument optique mais dans les faits il s’agit d’un pas vers la bonne direction. Pour un utilisateur du format MFT ayant un appareil plutôt compact, ce 12-40mm F2.8 souffre un peu d’embonpoint qui peut par exemple donner à l’ensemble appareil-objectif un look “sonyesque” surtout quand il est combiné avec un modèle Olympus de la série Pen. D’autre part l’ouverture de F2.8 demeure dans la moyenne surtout si on la compare avec les grandes ouvertures maximales offertes par les optiques de focales fixes. Enfin, disons-le, la distance focale de 40mm, la plus longue de cet objectif-zoom Pro, laisse l’utilisateur un peu sur sa faim. Et bien que je salue l’effort d’Olympus d’inclure le pare-soleil dédié à l’achat du 12-40mm F2.8 et que celui-ci remplit adéquatement son mandat, cependant il est suggéré de le retirer complètement lors de l’utilisation du flash externe pour éviter son ombre projeté.

 

Il y a donc des compromis à choisir l’Olympus M.Zuiko 12-40mm F2.8 Pro mais c’est le lot de tous les modèles d’objectifs. De plus avec un objectif-zoom certaines contraintes de design, de construction et de … tarif rendent impossibles de réunir en un seul contenant des exigences en ce moment irréalistes.

Ce que fait bien cet Olympus 12-40mm F2.8, il le fait particulièrement très bien. La qualité de l’image qu’il contribue à générer reste au dessus de la moyenne et cela même à sa plus courte distance focale de 12mm. L’option automatique/manuelle de mise au point “à la volée” est une bénédiction pour ceux et celles qui veulent un contrôle accru et rapide du point focal sur le terrain. Combiné avec un modèle de la série OM-D d’Olympus ou encore de la série G et GH de Panasonic l’Olympus 12-40mm F2.8 vous proposera un ensemble en dimensions et poids assez équilibré surtout si vous ajoutez la poignée d’alimentation optionnelle offerte pour ces modèles.

L’Olympus M.Zuiko 12-40mm F2.8 Pro est le cadreur urbain par excellence. Malgré sa dimension appréciable c’est un objectif polyvalent très bien adapté à la photo contextuelle en milieu urbain. En offrant une variance focale de 12 à 40mm qui n’est pas extrême cela reste une optique prévisible comparativement à l’Olympus 7-14mm par exemple qui est beaucoup plus difficile à appréhender sur le terrain et ayant un champs visuel atypique de celui comparable à la zone de netteté de l’oeil humain. Même avec 84 degrés les proportions du sujet sont encore assez représentatives de la vision humaine dans la mesure ou on prend soin de sa position de prise de vue et sa distance auteur-sujet. À 40mm l’objectif fait office de petite normale un peu discriminante entre le sujet principal et son environnement. Avec sa polyvalence l’objectif Olympus 12-40mm F2.8 peut-il se substituer au grand-agulaire Olympus M.Zuiko 12mm F2.0 Premium? Ce 12mm à focale fixe garde l’avantage de son faible encombrement et de sa plus grande ouverture maximale à F2.0 mais il n’est pas qualifié comme une optique résistante aux intempéries et son tarif reste élevé. Et vous retrouverez une qualité de reproduction de l’image finale qui se rapproche sinon égale celle observée par une focale fixe de la série Premium d’Olympus. Associé avec un capteur de 16MP ou de 20MP les résultats sont tous aussi intéressants.

Si vous cherchez une certaine polyvalence sans compromis excessif au niveau de la qualité des résultats, l’Olympus M.Zuiko 12-40mm F2.8 Pro est certainement l’option la plus souple offerte au baladeur photographe.

 

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Impact, Histoire, Audace ou … l’antithèse du stéréotype de la photo léchée!

Un édito-philo-photo de Daniel M

Avertissement: Ce propos est une provocation, âmes sensibles s’abstenir !


Nous sommes bombardés quotidiennement d’images de toutes provenances et de toutes allures. Mais rien n’est plus ennuyant que de regarder les résultats des différents concours photographiques qu’ils soient dits amateurs ou professionnels. Un vrai ramassis d’éternels stéréotypes sanctionnés par des jury ou des directeurs artistiques enfermés dans leurs règles désuètes de la photo traditionnelle.  Je suis sévère non je suis outré par ce manque de courage, de générosité envers l’originalité, l’inattendu et le provocant. Car il s’agit bien de cela. Une photo qui a de l’impact, qui a quelque chose à raconter et qui s’imprime dans notre conscient-subsconcient est d’abord une image provocante à des lieux-lumières des schèmes idio-répétifs des dernières décennies.

Au diable l’aspect technique de l’image, le sujet ou l’objet de photo doit dominer l’oeuvre avant tout. Celle et celui qui provoque questionne notre façon de penser et nous propose des nouveaux horizons créatifs à explorer. Ces créateurs enrichissent notre patrimoine culturel et rejettent la vision réductrice des sclérosés de la vieille garde photographique. Y-a-il encore place pour un magazine photo à grande échelle pour proposer cette audace de l’esprit ? J’en doute fortement mais je salue ceux et celles qui me prouveront le contraire.

Décortiquons donc ces trois éléments révolutionnaires de la photographie évolutive. D’abord il faut l’impact i.e. le coup de poing visuel qui nous attire et nous soude à l’image. Sans impact il n’y a qu’une tranquille indifférence dont l’esprit s’empresse d’effacer les traces sans remords et sans saveur. Puis il y a cette histoire qu’on pressent dans le contexte de l’image i.e. la photo nous parle peu importe son niveau, elle a de la substance mais elle pourrait ne pas s’adresser à tous car l’attirance ou la séduction de l’image donnée n’est pas nécessairement et surtout pas universelle. Enfin et par dessus tout il y a l’audace i.e. la transgression essentielle de nos stéréotypes qui porte le discours de l’image plus loin encore dans notre imaginaire et nous oblige à s’interroger sur nous-même et notre univers.

Oui nous sommes dans un schéma plutôt déstabilisant et assez insécurisant. Mais la création est un exercice d’exploration ou l’inconnu fait parti du processus. L’avancement humain ne s’encombre pas d’attitudes timorées et réductrices mais vise plutôt à dépasser les frontières artificielles du dogmatisme conservateur.

Impact, histoire et audace voilà bien ou notre créativité visuelle doit se concentrer et se libérer des chaines des comportements acquis. Le malheur veut qu’en cette période de multi-communications le contenu est de plus en plus tributaire de la censure des grands ensembles médiatiques comme l’Internet et ses commettants. Nous assistons donc aux triomphes de la répétition, la messe de tous les marketeurs de cette planète. Les pseudo grands sites Web de la photo sont les McDonald de l’image avec leur recettes surannées. Voici donc quelques suggestions pour tous les révolutionnaires de l’image:

Créez votre propre imagerie, vos sujets, vos objets sans tenir compte de l’assentiment général;

Transgressez le plus possible les pseudo-règles (dogmes) techniques et malaxez la matière photonique comme l’exposition et la mise au point;

Soyez d’abord underground car c’est souvent dans ce milieu ou foisonne la nouvelle créativité et ou vous rencontrez un univers qui vous ressemble, qui vous accueille sans préjugé et qui partage votre amour de la différence;

Et surtout soyez persistent car c’est l’acharnement créatif que vous trouverez la véritable profondeur de votre oeuvre.

Bref soyez un artiste avec tous les risques que cela comporte mais aussi avec tout le génie que cela peut engendrer.

————————————————- 30 (Fin de la tirade) ——————————————————

Glasses-Over


L’ode à l’objet… en photographie!



Bien sûr il faut être de son temps et donc de l’instantané-présent! Car nous vivons dans l’éphémère furtif ou la consommation matérielle effrénée et sans cesse renouvelée devient un acte de vie incontournable, une raison d’exister. En fait il ne s’agit plus de posséder ou encore d’être propriétaire mais plutôt de “passer GO” à toutes les modes, tendances, soubresauts d’une frénésie d’achats, de locations, de passades consommatrices. Et pour empirer le tout la désuétude des objets est maintenant programmée au quart de tour avant même que ce matériel devienne enfin familier dans notre petit univers humain.

Venant d’un consommateur invétérée de l’équipement photographique depuis, disons, quelques décennies, je parle en connaissance de cause. Et c’est bien là mon malheur… Mais il y a cette séduction irrésistible d’admirer un bel objet, de pouvoir le sentir dans ses mains, d’humer l’odeur de ses constituants, de saisir sa grandeur esthétique. Car ce n’est pas toutes les nouveautés (d’équipement photographique) qui ont accès à mon pinacle de l’objet d’Art, i.e. du nec le plus ultra en design et utilité conceptuelle. Par exemple de tous ces nouveaux DSLR je ne retiens aucune originalité d’accomplissement les uns pouvant s’inter-changer aux autres. Tout le contraire chez la gamme des appareils photo numériques dits “sans miroir” ou là la finesse, le clin d’oeil et la beauté pure se côtoient entre manufacturiers imaginatifs. Conclusion je ne peux résister ou alors très difficilement.

Plusieurs modèles d’appareils photo numériques sont visiblement devenus d’outil utilitaire à objet de collection absolument non-nécessaire mais si attirant! Oui ils sont fonctionnels au delà souvent de nos propres besoins mais encore ce qui les rend si désirable est plutôt leur jolie frimousse. Bref c’est l’éloge de l’objet avant sa nécessité fondamentale. Et parfois ce même appel à l’admiration esthétique pure a une conséquence inattendue en ce sens qu’elle incite à l’accomplissement de la création photographique. Et pourquoi pas! Ne sommes-nous pas rendu tous de grands artistes du moment présent et bref par définition?

Il y a donc un appel à collecter ce patrimoine des beaux appareils photo numériques avant qu’ils soient tous broyés et réduits en pâte de récupération par la roue de course au changement. Allons musées, collectionneurs, mécènes, au travail et offrez-nous de belles expositions sur l’éloge de l’objet en photographie!

 

Les paramètres de la photo: du connu à l’inconnu.

Clair-Obscur du binôme des sujets se confrontent dans la composition de cette image en fuite.

Les paramètres connus, sous-entendus et ignorés de la photographie sont les contraintes techniques qui participent à la création de l’image fixée. Avec l’évolution technique des appareils photo contemporains et leur automatisation progressive, beaucoup d’utilisateurs ignorent ou ne se préoccupent plus de la configuration de ceux-ci. Il faut dire que les logiciels embarqués de ces appareils font un travail remarquable de détection et de prévision des conditions intrinsèques de la prise de vue. Ils sont performants et peu enclins à une mauvaise interprétation de la situation photographique. De plus ils gèrent instantanément un ensemble de paramètres qu’il est difficile d’appréhender pour le simple utilisateur déjà pénétré dans sa recherche du sujet, de sa composition et de son moment de déclenchement.

Des couleurs saturées représentatives de cette floraison en pleine essor

Mais quelle est cette recette mystérieuse aux ingrédients secrets qui rend possible l’enregistrement correct d’une image. Pour les vétérans de l’argentique classique, ces épices sont pour la plupart bien connues. Le choix du film pour un qui en impose le type, couleur, noir & blanc ou diapositive, sa sensibilité exprimée en ISO ou anciennement ASA/DIN et sa température couleur adaptée au type d’éclairage. Déjà certaines contraintes apparaissent inévitables et induisent des limitations de prise de vues en terme de qualité d’image ou de choix du sujet. À cela s’ajoute le traitement en laboratoire (développement) du film proprement dit après la prise de vues qui peut entrainer des variations sur le résultat anticipé. Avec l’avènement du numérique le film est substitué par le capteur universel d’images dont la sensibilité ISO est variable et le post-traitement s’effectue en partie par l’appareil photo lui-même. De même les palettes de coloration ou de nuances de gris ou encore d‘effets spéciaux peuvent être sélectionnées directement. De plus le nombre de poses n’est plus limité à un nombre restreint mais propose une quantité très appréciable d’expositions.

Une zone de netteté restreinte dans cette illustration du phénomène de
la profondeur de champs associé à une grande ouverture de l’objectif.

Sur les appareils photo argentiques traditionnels les autres paramètres de prise de vues les plus courants sont le choix du temps de pose, i.e. la vitesse de l’obturateur ou d’obturation, l’ouverture du diaphragme, le F/stop, et la mise au point, i.e. le point de focalisation ou de netteté choisi sur le sujet. Chacun de ces éléments a une incidence sur le résultat de l’image. La vitesse d’obturation en plus de déterminer la durée d’exposition du film peut contribuer à fixer l’action du sujet pour un instant ou encore pour un parcours plus ou moins long exprimé par un flou caractérisé. L’ouverture de l’objectif en plus de contrôler l’entrée de lumière dans l’appareil déterminera la zone de netteté avant-arrière du sujet qu’on exprime en terme de profondeur de champs. Plus cette ouverture est grande plus cette zone de netteté est rétrécie créant ainsi une sélectivité intuitive de sujet. La mise au point de l’objectif sélectionné précisément le point focal de plus grande netteté choisi pour le sujet ce qui contribue également à la sélectivité exercée sur le sujet de l’image. Tous ces trois éléments techniques d’ajustement de l’appareil photo sont présents dans les versions numériques actuels mais leur paramétrage s’effectuent automatiquement sans l’aide de l’utilisateur qui peut cependant en connaitre les valeurs respectives attribués par le logiciel de la caméra et les corriger s’il le souhaite.

Un effet silhouette par sous-exposition de l’image en contre-plongée
 pour accentuer l’atmosphère de cette photo.

Afin de réaliser les choix techniques appropriés à une situation d’éclairage du sujet donnée, les appareils photo modernes utilisent un photomètre appelé aussi posemètre qui mesure la luminosité de ce sujet et de son ambiance et suggère à l’utilisateur ou à l’ordinateur de l’appareil une combinaison optimale de vitesses d’obturation et d’ouvertures de l’objectif à employer. De plus l’analyse de l’éclairage du sujet est souvent réalisée de façon matricielle ou zonale par un découpage de sections de l’image complète et une comparaison avec des patterns prédéterminés de pondération pour l’ajustement final des paramètres d’exposition. Ce système complexe est maintenant pris pour acquis par les photographes d’aujourd’hui et fonctionne très bien presqu’en toute occasion. Cependant le choix final de l’exposition du sujet reste subjectif dans la mesure ou le photographe reste maitre d’y introduire un biais correctif à priori via un coefficient de correction d’exposition ou encore une modification de la courbe de sensibilité selon les niveaux d’éclairage. Enfin il faut souligner la présence de programmes d’exposition adapté à des sujets spécifiques qui induisent des correctifs adaptés à des situa
tions d’éclairages plus extrêmes.

Un champs visuel panoramique au cadrage visuel marqué par les édifices latéraux

Souvent omis de l’équation sont des critères de prise de vues pourtant sélectifs eux aussi comme le choix de l’objectif ou encore la modification de l’éclairage ambiant du sujet. Ce choix de la longueur focale de l’objectif en prédétermine son angle de champs, i.e. le champs visuel couvert par l’image captée de l’appareil photo. Cette mesure de sélectivité du sujet peut être à la fois inclusive du contexte   environnant du sujet ou au contraire discriminant de celui-ci. De même on peut choisir une compression des sujets présents dans l’image ou inversement un éloignement de ceux-ci suivant le type d’objectifs choisis, allant du téléobjectif au grand angle. La position et la distance entre le sujet et  le photographe sont aussi des éléments-clés de cette équation.

Une attention réciproque du sujet et du photographe

Il ne faut pas oublier tous ces paramètres implicites de la photo dans le choix du sujet comme son contexte environnemental et factuel, sa position, sa posture ou son expression particulière. L’étude du sujet photographique se compare avantageusement à tout autre étude réalisée dans les autres arts visuels. Le style de l’auteur lui permet d’imposer sa signature visuelle à travers son oeuvre. La persistence de cette recherche permet de raffiner son résultat à un niveau toujours plus élevé.

Ce modeste et forcément incomplet tour d’horizon des paramètres de la photographie cherche simplement à explorer la nature plus profonde des choix explicites et implicites de cet art visuel à part entière. Il n’est pas nécessaire d’en déterminer en profondeur tous les éléments mais plutôt d’en appréhender intuitivement la présence et leur importance relative dans le processus créatif. Leur plus grande maitrise vous assure ainsi un contrôle plus grand de votre production photographique et une recherche plus enrichissante.

Le style du photographe se définissant par une signature visuelle récurrente

L’Olympus M.Zuiko Premium 45mm F1.8: la modestie du talent




Une des plus belles optiques avec laquelle j’ai pu travailler professionnellement durant mes années argentiques était l’objectif Leica Summicron 90mm F2.8. Compact avec un angle juste assez discriminant ce chef d’oeuvre d’outil photographique était vraiment un charme créatif pour son utilisateur. Je n’ai retrouvé cette magie visuelle que beaucoup plus tard en adoptant l’Olympus M.Zuiko Premium 45mm F1.8 pour le format numérique MFT (M4/3).

L’Olympus M.Zuiko Premium 45mm F1.8 est un petit téléobjectif discriminant doté d’un angle de champs visuel de 27 degrés. Petit en dimension et très léger grâce à sa construction en composite, il s’agit pourtant d’une optique de définition supérieure offrant des résultats détaillés sans aberration apparente. Sa nouvelle grande soeur ayant une ouverture maximale de F1.2 lui fait maintenant ombrage mais pour les adeptes de la street photography le 45mm F1.8 reste sans rival et d’une discrétion exemplaire. C’est l’antithèse de la photographe intimidante.

Un des aspects les plus intéressants de l’Olympus M.Zuiko Premium 45mm F1.8 est sa grande vivacité peu importe le modèle de boitier M4/3 auquel il est couplé. La mise au point automatique reste efficace même dans des conditions d’éclairage plus difficiles. On regrette simplement qu’il soit pas doté de l’option de mise au point manuelle sur la bague de focalisation du point comme son grand frère (45mm F1.2). Mais c’est peut-être le compromis à faire pour son tarif réduit et sa conception plus ancienne. Vous pouvez choisir la fonction de mise au point automatique avec l’option manuelle de votre appareil si vous désirez accéder facilement à cette fonctionnalité particulière.

L’Olympus M.Zuiko Premium 45mm F1.8 est une des principales raisons qui a provoqué mon adhésion au format M4/3. À l’époque j’expérimentais ce nouveau format de capteur avec un modèle Olympus EP-3 et son objectif-zoom de base 14-42mm mais c’est le 45mm F1.8 qui a révélé le véritable potentiel de cette catégorie de capteur numérique. Les résultats obtenus en terme d’imagerie était tout simplement d’une classe à part d’ou cette similitude avec le Leica Summicron 90mm f2.8 de l’ère argentique.

Mais jusqu’à quel point peut-on considérer ce 45mm F1.8 comme un objectif de tous les jours et comme la “normale” du photographe à l’imagerie discriminatoire. Car il s’agit bien de cela c’est à dire d’utiliser l’Olympus 45mm F1.8 comme l’outil optique sélecteur par excellence idéal sur le terrain bien que son angle de champs réduit le rend moins malléable en recherche contextuel et oblige son utilisateur à compresser son sujet sur des éléments restreints. Mais il s’agit bien là d’un choix ou d’une démarche purement artistique ou esthétique. Et cela participe à la signature de l’auteur tout comme tout autre objectif de votre choix.


Action, portrait, architecture et bien d’autres sujets sont à la portée de l’Olympus M.Zuiko Premium 45mm F1.8. Il n’y a qu’à prendre son appareil et déclencher. On revient toujours à l’Olympus 45mm F1.8 malgré toutes les infidélités j’en suis le premier témoin!

 

L’Olympus M.Zuiko 17mm F1.8 Premium: l’autre objectif normal

Bien sûr tous et chacun connaissent le consensus habituel qui définie la longueur focale “normale de tout format d’image par sa diagonale de son plan-surface d’enregistrement. Le plus connu est célèbre et se retrouve dans l’ancien format-film 35mm (24 X 36mm) avec les objectifs de 50mm bien que le résultat de son véritable calcul se situerait plutôt autour de 43mm. Cette même règle s’appliquant aux autres formats cette dite longueur focale “normale” peut varier beaucoup.

De fait avec un angle de champs d’environ 45 degrés ou un peu plus, les objectifs “normaux” sont souvent perçus comme un peu trop discriminants et c’est pourquoi se sont développé une autre catégorie d’objectifs souvent qualifiés de semi-grand-angle avec un arc visuel de plus ou moins 65 degrés. Leur effet d’éloignement des sujets par rapport à notre vision personnelle n’est pas très prononcé et  règle générale les distorsions engendrées par leur compression d’image restent modestes sinon imperceptible.

Au cours de la petite histoire de la photographie moderne plusieurs auteurs, reporters ou voyagistes ont privilégié cette autre distance focale normale comme avec les objectifs de 35mm dans le format 24 X 36mm parfois même s’aventurant avec des longueurs focales de 40mm surtout présent chez les appareils compacts mono-objectifs non-interchangeables. Plus près de nous plusieurs adeptes du 35mm film se rappellerons entre autres des Leica Summicron 35mm F2.0 ou des Nikon Nikkor AI(S) 35mm F2.8 comme des optiques de base très versatiles.

Aujourd’hui avec le développement prononcé et universel des objectifs-zoom les autres objectifs de longueur focale unique ou fixe ont pris un peu d’ombrage mais on assiste depuis une décennie à leur retour en force chez certains manufacturiers et plus particulièrement chez les systèmes compacts d’appellation “sans-miroir”. C’est ainsi que chez Olympus, format de capteur MFT,on a développé toute une série d’objectifs nommés Premium et maintenant de la série “Pro” qui correspondent bien aux longueurs focales prisés par les amateurs de focales fixes. Parmi ceux-ci il y a ce 17mm F1.8 accompagné maintenant par son grand frère plus récent dit professionnel le 17mm F1.2.

L’Olympus M.Zuiko Premium 17mm F1.8 peut être le compagnon idéal d’un appareil compact comme les modèles OM-D E-M5 Mark II ou encore le Pen-F. Son champs visuel de 65 degrés correspond à un rendu visuel comparable à la zone de netteté de l’oeil humain même si notre champs visuel total est bien entendu beaucoup plus étendue. Ce 17mm F1.8 est compact et relativement léger. Sa mise au point peut être automatique ou manuelle à la volée puisque que la bague d’ajustement du point focal possède deux positions commodes et directement accessibles. Sa construction très métallisée est sérieuse mais l’objectif n’est pas qualifié officiellement par le fabricant de résistant aux intempéries.

L’Olympus M.Zuiko Premium 17mm F1.8 fait partie de cette catégorie d’optiques que j’aime nommer contextuel, i.e. en prise direct et à proximité du sujet. On retrouve dans cette famille d’autres longueurs focales comme les 12mm, 15mm, 20mm, 25mm ou encore les 42,5mm et 45mm, tous adaptés au format MFT, M4/3. Mais le 17mm a cet atout supplémentaire d’être véritablement un objectif “vadrouille” qui peut ramasser ou traiter à peu près n’importe lequel sujet spontanément. Et ce n’est pas un objectif intimidant, donc il est à l’aise en toute situation. C’est aussi l’objectif du reporter et du voyageur mais également du documentaliste puisqu’il respecte bien les proportions du sujet avec comme seule exception les gros-plans ou sujets rapprochés.

Parce que L’Olympus M.Zuiko Premium 17mm F1.8 n’est pas un objectif-zoom il exigera de la part du chorégraphe-photographe-auteur une plus grande disponibilité de mouvement en vue d’obtenir l’assurance d’un cadrage ou d’une composition adéquate pour son utilisateur et d’optimiser la qualité du résultat anticipé. Il en est ainsi de la plupart des objectifs à focales fixes bien entendu. Cependant ces objectifs de longueurs focales invariables sont des outils qui procurent une qualité d’image supérieure à bien des points de vue que les objectifs-zoom. Ils sont moins exigeants et plus linéaires pour les logiciels correctifs embarqués dans les appareils photos actuels. La correction moins grande induit ici une plus grande finesse de définition de l’image ce qui contribue à un post-traitement beaucoup moins destructeur même dans la situation d’un recadrage prononcé.

 

Peut-être découvrirez-vous que cet Olympus M.Zuiko Premium 17mm F1.8 est la seule optique que vous avez vraiment besoin ou encore la plus utilisée ou utilisable. Dans tous les cas ce 17mm saura bien remplir son mandat et deviendra un compagnon ou une compagne bien apprécié(e) n’en doutez pas!